Droit à la contraception et à l'IVG

Contraception, IVG, suivi de grossesse : des batailles constantes

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Ce 28 septembre marque la journée mondiale du droit à l’avortement, deux jours après la journée mondiale de la contraception, le 26 septembre. Des manifestations sont prévues dans plusieurs villes de France. Dans la capitale, un rassemblement s’est déjà tenu le 25 septembre, à l’initiative du Collectif Avortement en Europe. Près de deux cent femmes se sont réunies devant l’hôpital Tenon, à Paris. Un lieu historique de mobilisation contre les annonces successives de fermeture de son centre IVG, depuis 2009.

Les mobilisations de ce 28 septembre font écho à d’autres actualités encore. D’abord, les annonces du ministre Olivier Véran sur le remboursement de la contraception hormonale jusqu’à 25 ans, à partir du 1er janvier 2022. Des « avancées » que le Planning Familial « salue » dans un communiqué du 26 septembre. Tout en nuançant : « à présent, l’attention doit se porter sur leur mise en application ». D’abord, en offrant les mêmes garanties aux mineures qu’aux 18-25 ans, notamment en matière d’anonymat. Ou encore, en simplifiant le parcours contraceptif, avec la possibilité de se voir délivrer la contraception « directement en pharmacie » (sans passer par l’ordonnance d’un médecin).

Ensuite, les mobilisations résonnent avec les débats parlementaires sur l’allongement du délai de recours à l’IVG de 12 à 14 semaines. Cette mesure faisait partie d’un projet de loi porté par la députée Albane Gaillot. Elle a été rejetée par le Sénat et se trouve en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale. « Chaque année, 3 000 à 5 000 femmes partent avorter à l’étranger, pour raison de dépassement des délais légaux en France » rappelaient les députés dans leur proposition. Ce délai de 14 semaines est déjà à l’œuvre en Espagne et en Autriche ; il est de 22 semaines aux Pays-Bas ou de 28 au Royaume-Uni.

Enfin, nombre d’organisations féministes demandent à ce que les sages-femmes soient autorisées à pratiquer des IVG instrumentales. Du 24 au 26 septembre, justement, une grève des sages-femmes a touché les hôpitaux et le secteur libéral. 150 maternités sur 500 comptaient 100 % de leurs effectifs en grève, selon l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes.

La profession pointe un manque de moyens, d’effectifs, et d’attractivité. Et ce, malgré l’augmentation de 100 euros bruts par mois pour les sages-femmes exerçant à l’hôpital, annoncée le 16 septembre par Olivier Véran, dans la foulée d’un rapport de l’Igas. « En ne traitant pas en profondeur les causes du malaise des sages-femmes, l’attractivité de la profession semble durablement compromise », a tranché, en réponse, le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes.

Une nouvelle journée de manifestation des sages-femmes est d’ores et déjà prévue le 7 octobre, à Paris.


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