Encore 343 étrangers enfermés dans des centres de rétention administrative

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Les centres de rétention administrative (CRA) se vident les uns après les autres, depuis les annonces de confinement faites par le chef de l’État la semaine dernière. Mais au compte-goutte et en ordre dispersé. À Nice, les quatre dernières personnes retenues au CRA en vue de leur expulsion du territoire ont été libérées vendredi dans la soirée. Mais ce lundi 23 mars, 343 étrangers sont toujours enfermés dans une quinzaine de centres sur l’ensemble du territoire, selon un décompte réalisé par des associations. Jeudi dernier, ils étaient 360 sur les 1500 places que comptent les CRA en France.

Ainsi, les centres de rétention de la région parisienne comptent encore un peu plus de 200 étrangers en attente d’une expulsion rendue impossible par la mise à l’arrêt des liaisons ariennes. Trente personnes sont toujours retenues à Toulouse, presque autant à Perpignan, vingt à Marseille, treize à Rouen, douze à Rennes et Lille, dix à Nîmes, neuf à Calais et sept à Bordeaux. Pourtant, dès le 17 mars, la Cimade demandait au gouvernement la fermeture des centres de rétention administrative. « La capacité de prise en charge de la crise sanitaire dans ce contexte n’est pas garantie par l’administration et les expulsions n’étant pas réalisables, le fondement légal de l’enfermement n’existe plus », expliquait alors l’association habilitée à intervenir dans les CRA. Une semaine plus tard, elle n’a toujours pas été totalement entendue.


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