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Urgences en grève : pas de lits et de personnels supplémentaires, pas de fin du mouvement !

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Difficile d’obtenir la fin d’un mouvement de grève réclamant plus de postes de soignants et plus de lits dans les services d’urgences, en ne proposant ni l’un ni l’autre. C’est pourtant l’exercice auquel s’est essayée Agnès Buzyn. Précédant le rapport de la « mission de refondation des services d’urgences », qu’elle avait commandé le 6 juin pour l’automne, la ministre de la Santé a annoncé le déblocage de 750 millions d’euros pour les urgences. Une somme !

Pourtant, pas un euro supplémentaire n’est ajouté au budget des dépenses de santé. Il s’agit de redéploiement de crédits, et les 750 millions sont en fait 250 millions pendant trois ans. Du côté des mesures, l’objectif reste tourné vers la diminution du nombre de prises en charge aux urgences, comme alternative à l’augmentation des moyens pour ces services. Si certaines mesures sont jugées nécessaires, pour les soignants réunis cet après-midi en assemblée générale à Saint-Denis, elles ne répondent pas aux besoins exprimés par une grève qui dure déjà depuis six mois.

Venus de toute la France, les grévistes ont appelé à étendre le mouvement à l’ensemble de l’hôpital pour enfin obtenir : l’arrêt des fermetures de lits et de structures, des augmentations pour une meilleure attractivité des carrières, le recrutement de personnel et l’arrêt des contrats précaires. Le mouvement se poursuit. Il touche aujourd’hui près de 250 services d’urgences.


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