Fonction publique, monde de la culture, étudiants et salariés de l’enseignement supérieur. Plusieurs mobilisations se sont croisées ce jeudi 3 avril. Côté étudiants, environ 750 personnes ont manifesté à Paris contre l’austérité budgétaire à l’université et environ 175 étudiants ont participé à une assemblée générale interfac après la manifestation, d’après les chiffres du NPA Jeunes. Des affrontements avec la police ont eu lieu dans les rues de Paris, raconte Contre Attaque. Des rassemblements et manifestations étudiantes ont aussi eu lieu dans de nombreuses autres villes.
Une manifestation de plusieurs centaines de personnes, dont un centaine d’étudiants, s’est ainsi tenue à Bordeaux, décrit Rue89 Bordeaux. Les étudiants ont rejoint les salariés de la fonction publique, mobilisés ce jour-là à l’appel de la CGT, FSU, Solidaires et UNSA, sur la question des salaires. Cette jonction s’est aussi faite à Paris, où les travailleurs de l’enseignement supérieur s’étaient mobilisés aux côtés des salariés de la fonction publique, appelant à rejoindre leur mobilisation devant le ministère de l’Economie, à Bercy. A Lyon, c’est la fonction publique et le monde de la culture qui se sont rassemblés pour une manifestation contre l’austérité comptant entre 600 et 800 personnes, rapporte Rue89 Lyon.
Depuis le 11 mars, un mouvement conjoint des travailleurs et travailleuses de l’enseignement supérieur et des étudiant·es se construit à l’échelle nationale. Le 27 mars, 2000 à 3000 personnes manifestaient dans les rues de Paris sous le même mot d’ordre. Cette mobilisation est doublée d’un mouvement de défense des sciences, nommé Stand up for science. Il a été initié en réaction aux mesures prises par Trump contre la liberté académique et la recherche. Commencé en France le 7 mars, le mot d’ordre Stand up for science a réuni, ce 3 avril, 25 manifestations.
Crédit photo : archive Rapports de force.
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