Amazon forcé de limiter ses ventes aux produits essentiels

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Après une plainte déposée par le syndicat SUD-Commerce, le tribunal de Nanterre a ordonné, ce 14 avril, aux 6 entrepôts d’Amazon en France de cesser la livraison de produits non-essentiels. L’Union syndicale Solidaires avait assigné en référé l’entreprise la semaine dernière.

Dans les 24 heures qui suivront la notification par huissier, Amazon ne pourra plus livrer que des produits d’hygiène, de santé ou de la nourriture, soit environ 10% de son activité, selon le syndicat. Si elle ne respecte pas ces délais, elle sera punie d’une amende d’1 million d’euros par jour de retard. Alors que son activité sera réduite, l’entreprise pourra mettre en place des mesures de protection sanitaires qui, si elles sont validées par les représentants du personnels, autoriseront la reprise d’une activité normale.

« La justice a fondé son jugement sur le manque d’évaluation préalable des mesures mises en place par Amazon », explique Maître Judith Krivine, avocate du syndicat. Depuis plusieurs semaines, l’entreprise, n’avait de cesse de proposer des nouvelles mesures (prises de température, marquage au sol…) sans en évaluer les impacts matériels ni psycho-sociaux. « Ce n’était rien d’autre qu’une bataille de communication, souligne Laurent Degousée de Sud-Commerce, aujourd’hui la stratégie d’Amazon est punie par la justice, ils ont voulu jouer avec le feu, ils se sont brûlés. »


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