SNCF

Les grévistes de l’Unsa ferroviaire respectent peu la « trêve de Noël » de leur fédération

 

Hier sur le perron de Matignon, le secrétaire général de l’Unsa, Laurent Escure a annoncé une trêve pour les fêtes de fin d’année de l’Unsa ferroviaire. La deuxième organisation syndicale de la SNCF en voix aux élections professionnelles lançant la formule « osons une clause de Noël » dans son communiqué. Elle justifie sa position par un « changement de cap » du gouvernement et des « avancées notables ». En question : essentiellement des mesures de transition vers le nouveau régime à points pour les cheminots à statut.

Mais ce matin, au 15e jour de grève, la consigne reste sans grands effets sur le conflit en cours à la SNCF. Dans « 14 régions » selon Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminots, l’Unsa ferroviaire poursuit la grève. Ainsi à Lille, Bordeaux, Lyon, Toulouse, Rouen, Montpellier ou encore Strasbourg et Paris Sud les militants du syndicat autonome reconduisent le mouvement. Plutôt un désaveu pour Didier Mathis le secrétaire général de l’Unsa ferroviaire.

Mais également, une « victoire » plus symbolique que réelle pour le gouvernement dont l’objectif était de décrocher du mouvement à la SNCF au moins un syndicat, même si celui-ci ne pèse que 7% des voix aux élections professionnelles chez les conducteurs. La grève se poursuit donc à la SNCF, mais aussi à la RATP où l’Unsa maintient son préavis de grève, tout comme dans l’énergie où les coupures de courant devraient se multiplier, ainsi que dans les raffineries. Pas franchement une trêve, même si l’exécutif a renvoyé à de nouvelles réunions à la rentrée le 6 janvier.