Toutes aux frontières : prolonger le 8 mars autour de la question des migrations

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Mais qu’est-ce donc que cette manifestation jamais vue encore qui projette de rassembler entre 5 000 et 10 000 personnes autour de la défense des femmes, lesbiennes, trans, victimes de violences lors des migrations ?

Le projet de la manifestation Toutes au frontières, qui aura lieu samedi 5 juin à Nice, naît en septembre 2019 autour de la rencontre « Femmes, Migration, Refuge », organisée à Genève à l’initiative de la Marche mondiale des femmes Suisse. 263 féministes provenant de milieux militants et associatifs divers s’y retrouvent pour penser une prolongation du 8 mars. Partant, entre autres, du constat qu’à l’heure actuelle, 54% des migrants sont en réalité des migrantes, elles décident de centrer cette journée nouvelle sur la question des migrations.

Les mots d’ordre de la manifestation ? Suppression des expulsions et des Centres de Rétention Administratif, reconnaissance des diplômes dans le pays d’arrivée, reconnaissance des violences de genre comme motif d’asile ou encore des responsabilités des multinationales dans le processus de déplacement forcé des populations. Selon les organisatrices, une centaine d’associations féministes, lesbiennes, trans soutiennent l’appel à la mobilisation en Allemagne, Italie, Espagne, Suisse, au Pays Bas et même en Russie.

A Nice, la manifestation est notamment portée par Pinar Selek, une écrivaine turque militante antimilitariste féminine qui vit en exil dans la ville. Le rassemblement doit débuter à 11h place Masséna.


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