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[Vidéo] Les postiers du 92 arrachent un protocole de fin de conflit au bout de 15 mois de grève

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« Le pot de terre a tenu contre le pot de fer ». C’est la leçon que retient Gaël Quirante, dont l’autorisation de licenciement par Muriel Pénicaud au printemps 2018 avait mis le feu aux poudres dans plusieurs bureaux de distribution des Hauts-de-Seine. Partie de la demande de réintégration du secrétaire départemental de Sud poste 92, la grève avait alors très vite débordé sur les conditions de travail. L’arrêt des réorganisations et le refus des « nouveaux services » sont devenus le carburant de la grève pour 150 facteurs pendant 15 mois.

Le refus de négocier sur les revendications des grévistes qui a longtemps été la ligne de conduite de la direction de La Poste a pris fin au mois de juin. Lundi 1er juillet, un protocole de fin de conflit a été signé pour une reprise du travail jeudi 4 juillet. Si les postiers n’ont pas obtenu l’intégralité de leurs revendications d’origine, les avancées ont été jugées suffisamment importantes par les grévistes. Certes, Gaël Quirante n’est pas réintégré, mais l’accord signé hier l’autorise à intervenir dans les centres de distribution et même à signer des protocoles de fin de grève affirme le syndicaliste dans la vidéo ci-dessous.

Pour ce qui est du volet réorganisations, ils obtiennent des aménagements portant notamment sur les normes et les cadences, dans le cadre d’un calendrier global pour le département des Hauts-de-Seine. Dans les bureaux où la grève a été forte, les projets sont reportés au printemps de l’année prochaine, et même au début de l’année 2021 pour celui d’Asnières. Fort de ce qui représente une victoire pour les postiers du 92, tant la situation était bloquée depuis des mois, Gaël Quirante lance un appel à ses collègues de travail, partout en France, à se saisir eux aussi des normes et cadences. Mais aussi de refuser la mise en place de la pause méridienne remplaçant le travail en continu des facteurs, ou de celle des îlots qui séparent activités de tri et de distribution, déqualifiant le métier de facteur.

 


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