piquet de grève

Marseille : intervention policière et gardes à vue contre le piquet de grève des femmes de chambre

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Ce midi, la police est intervenue une nouvelle fois dans le conflit qui oppose depuis plus de 40 jours, les femmes de chambre de l’hôtel NH Collection et la société Elior qui gère en sous-traitance le nettoyage. Les deux juristes de la CNT-SO, qui participent au soutien de la grève, ont été interpellées et placées en garde à vue. « La police nationale a tenté aujourd’hui d’expulser, en toute illégalité, le piquet de grève devant l’hôtel », dénonce le syndicat dans un communiqué qui fait état de violences des forces de l’ordre et fustige « une volonté délibérée de s’en prendre à elles et de briser le premier maillon de soutien syndical à la grève ».

La veille, une des juristes avait déjà été convoquée au commissariat pour une action d’occupation temporaire du hall d’entrée de l’hôtel, et ce malgré qu’elle ai été absente ce jour-là, selon son syndicat. Le matin même, celle-ci était encore dans les locaux de la police pour une énième convocation. Depuis la victoire des grévistes, fin avril, devant le tribunal où la société Elior les avait traînées pour entrave à la liberté de circuler, les femmes de chambre disent être perpétuellement sous pression de la police. Une situation qui fait dire à la CNT-SO que celle-ci « agit comme une force supplétive au service des intérêts de patrons aux méthodes de voyous ! ».

Les syndicalistes et leurs soutiens doivent se rassembler devant le commissariat de Noailles vers 18 h, avant un nouveau temps fort prévu samedi à 10 h devant NH Collection. Ce jour-là, les grévistes comptent bien poursuivre leur présence sur le trottoir devant l’hôtel.

 

Actualisation du 24 mai : les deux juristes de la CNT-SO ont été libéré hier soir et seront convoquées au mois d’octobre.


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