24 janvier : la mobilisation ne faiblit pas

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Malgré une durée assez exceptionnelle et la fin de la grève reconductible à la RATP, le mouvement de contestation de la réforme des retraites ne reflue pas. La grève reprend même un peu de vigueur pour 24h, alors que la mobilisation se replie vers une multiplication des actions et des blocages depuis une semaine.

 

Pour aujourd’hui, la CGT avait annoncé un nombre de manifestations plus important que le 5 décembre, avec 350 points de rassemblement. À l’heure où nous écrivons, tous les défilés n’ont pas encore eu lieu, mais les premiers cortèges de la fin de matinée ont souvent rassemblé un peu plus de manifestants que le 16 janvier.

Même tendance pour le nombre de grévistes chez les enseignants. Le ministère annonce 15,84 % dans le premier degré et 10,30 % dans le secondaire, au lieu de 6,60 % et 6,83 % le 16 janvier. De leurs côtés, les syndicats avancent le chiffre de 40 % dans les écoles comme les lycées. A la SNCF, la direction annonce que 13,91 % des agents ont cessé le travail au 51e jour de grève  : encore 32,53 % chez les conducteurs et 27,14 chez les contrôleurs.

Pendant ce temps, le projet de loi et une étude d’impact ont été présentés ce matin en conseil des ministres, avant d’être transmis pour examen en commission spéciale début février. D’ici là, l’intersyndicale nationale appelle à trois nouvelles journées de mobilisation les 29, 30 et 31 janvier. Le 29 janvier a été retenu comme une journée forte à la veille de l’ouverture de la conférence sur le financement du futur régime de retraite le 30 janvier.

 

Les chiffres du jour dans les grandes villes

 

Paris : 350 000 selon la CGT (31 000 selon la préfecture de Paris)

 

Marseille : 180 000 selon la CGT (8 000 selon la police)

 

Lyon : 20 000 selon la CGT (9 000 selon la police)

 

Nantes : 10 000 selon les syndicats (5 200 selon la police)

 

Bordeaux : 40 000 selon la CGT (7 500 selon la police)

 

Montpellier : 6 000 selon la CGT

 

Rennes : 8 000 selon les syndicats (4 000 selon la police)

 

Toulouse : 80 000 selon la CGT (5 000 selon la police)

 

Rouen : 10 000 selon les syndicats (3 400 selon la police)

 

Le Havre : 60 000 à 70 000 selon la CGT (7 500 selon la police)

 

Clermont-Ferrand : 15 000 selon les syndicats (4 400 selon la police)

 

Grenoble : 17 000 selon la CGT


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